mercredi 23 novembre 2011

La fête à qui ?



Si vous passez par Saint-Ouen, et à plus forte raison si vous résidez dans le coin, ne manquez pas de rendre une petite visite à l'équipe de l'excellent magazine dit  " de culture populaire " CHERI BIBI, le 26 novembre prochain. Après un passage à Tours, et avant de se rendre sous peu à Lille pour les mêmes raisons, la bande à Daniel Paris-Clavel, l'incontournable encyclopédiste d'Ivry-sur-Seine, fêtera ses 20 ans d'existence en musique, entre autres réjouissances.
Allez donc voir les détails sur leur site ICI !
Sao Maï leur souhaite un bon anniversaire et attend évidemment, avec impatience, la sortie du prochain numéro.

jeudi 17 novembre 2011

Valeur d'usage





Je saisis sa bite que je presse, resserrant mon étreinte, progressive, atteignant mes buts, lesquels demeurent - immuables - de causer ensemble surprise et douleur, l’incrédule satisfaction. Mon sourire alors, sans rigueur néanmoins formel, le terrasse. Il sait que je procède suivant ma nécessité. Le plaisir veut cela, qui croit bannir chaque fois le regain de l’amour, épuiser sans pitié son pouvoir de promesses. Je suis remplie de pitié, donc. Et de désir. Sa queue sera chaque fois surprise. Et il restera mien.
« Chienne » invoque-t-il, et puis ses yeux se ferment. Il est à genoux, moi de même et entre nous l’objet que, tombant et basculant, j’avale, lui m’ayant invoquée. Le signe fut là lancé de procéder selon la norme acquise, le cours immuable. Sa bite disparaît dans ma bouche au rythme, inviolable, d’un tiers supplémentaire à chaque nouvelle attaque. Trois tiers. Son surgissement ruisselle et luit. C’est ainsi. Visible, il retrouve la lumière le temps d’un simple instant de conscience fournissant là tout le but. Le duvet de mon menton caresse les saillances de ce pousse réglant autour d’elle, autour de sa bite, l’étreinte. Puis pour elle, à nouveau, voilà la nuit de ma gorge. Je l’y pousse plus avant, plus au fond, mon pouce descend de même, que je flatte encore. De mon auriculaire enfonçant à présent, à la base de sa queue, la peau tendre, je tranche de celle-ci la chaleur grossière et indécise. J’informe. Il l’espérait. Je repasse, d’un frôlement du même ongle distinct, devant ses couilles qui sont lourdes et dures, et dont j’enroule la convexité tendue selon une voie de reconnaître absolument attendue de lui, issue de quatre mouvements successifs, à l’impulsion bientôt rapprochée. Il est le code d’offrir, à cette servitude ignorante qui le fait gémir sans comprendre encore, une détermination précise, et un immortel souvenir. Celui disant que c’est de moi qu’il râle. Qu’il râlera mieux en moi qu’en n’importe quelle autre, laquelle ne maîtrisera jamais, ainsi que moi, les signes. À cette pensée (simple point atteint de l’office), son esclavage redouble, bien sûr, tout cela est prévu, et avec lui, sa fureur : tel est l’instant médian des grandes transmutations. L’insulte semble s’inviter, mais il lui est pourtant fait droit. Elle participe, procédant de la rage servile, confinant à l’amour. « Chienne » souffle-t-il. Et il souffle, aussi, que je le bouffe, puis d’autres choses, tandis qu’en ses yeux clos s’amasse un filet de larmes que, sans le voir, je sais. «Chienne.» Encore. «Pute.» Et en ma chatte, à son entour imprégnée, dedans cette visqueuse ivresse, très loin, de même les larmes que je sens sont amères, autant que les siennes chargées de liberté. L’eau, nous dit-on, est le lieu de l’angoisse. Peut-être la suite s’explique-t-elle ainsi. Sa main, dès nos larmes, s’élève, passe sur mon dos, sonnant tel un marteau léger, afin de les éprouver, sur quelques de mes vertèbres, sentant sur elles dresser le poil. Une, deux, quatre. La main se pose ensuite, et elle le fait déjà, pour y attendre, tremblant de se crisper, sur le plus opposé, le plus évadé, le plus fuyant de mon cul, le cul de l’autre direction (et voilà que, de la sorte, nous en avons sanctifiées trois). Le sens en est celui de l’Égalité. Car en cette main qui seulement palpite gît une certaine puissance. Celle, niveleuse, de ma dépossession, de mon besoin soudain montré, exhibé, égal. D’où vient que j’extrais de ma bouche sa tige dévorée, indiquant le plafond et le ciel, et qu’à mon tour je râle, et supplie. « Fourre-moi » supplié-je.
C’est l’usage. 

Pour Malika B. (1973-2011) RIP - Sao Maï

Waltraud Meier en gloire

Pour le bla-bla de Zaïche sur Tannhäuser, c'est ICI !


mercredi 16 novembre 2011

Un message des âmes d'Atala

Ci-dessous, un message de nos vaillants camarades lillois.
Sao Maï vous encourage bien sûr à les soutenir, les connaître, les aimer  :


SANG FROID

Les Âmes d’Atala ont le plaisir de vous inviter le jeudi 17 novembre 2011, à la Zone de Confusion, à St André, à l’occasion de la sortie de SANG FROID, premier ouvrage photographique d’Lnor consacré au modélat. Cette soirée n’a rien d’un événement et nous n’avons pas la triste volonté commune à nos contemporains d’en créer un autour de ce qui reste un livre. C’est davantage pour nous l’occasion de se remplir la panse en un temps record et accessoirement de se rencontrer autour d’un thème qui n’est pas souvent abordé. Les photographies noir et blanc réalisées en argentique par Lnor, et dont certaines seront exposées ce soir-là en très format, sont accompagnées de textes sur le modèle vivant. Nous ne vous donnons pas plus de détails pour l’instant quant à ce petit ouvrage que nous sommes quand même très heureux de vous présenter. Venez plutôt le découvrir autour d’un verre, jeudi, dès 18h30. Et ne tardez pas trop à nous rejoindre, car la Zone de confusion ferme ses portes à 21h30 pétantes !

Pour ceux et celles qui ne pourront pas être présents ce soir-là ou qui fuient les mondanités en tout genre – comme nous les comprenons ! – SANG FROID sera disponible dès le lendemain à la librairie L’Harmattan, rue Basse à Lille ou par commande à l’adresse électronique des Âmes d’Atala (zamdatala@hotmail.com), ou à celle du livre (sangtresfroid@gmail.com).

Nos livres

 RECTO-VERSO, par Lilith Jaywalker.


N° isbn : 978-2-9531176-9-1
10

Après Emeutia Erotika, son premier recueil de nouvelles, Lilith Jaywalker - jamais en peine de confusion des genres - interroge dans Rectoverso le désir masculin. Désir homosexuel, désir hétérosexuel : le plaisir des hommes, donc, tous les hommes, tel que vu et senti par une femme indélivrée du mâle, titillant la curiosité androgyne d'une paraphile infatigable envers ce qui le déclenche, l'excite, le tend et, enfin, le soulage (ou non) ! Du mystérieux chant d'une sirène jouisseuse de cour d'immeuble, torturant les sens d'un locataire mélomane, jusqu'aux remous hardcore de quelque Fleuve Alphée mémorable, refluant depuis le coeur d'un amant en extase vers son fondement essentiel, au pied d'un célèbre tableau symboliste, l'auteure nous offre ici un nouvel aperçu déjanté de son imaginaire, et de son talent.


 L'ART ET LA RÉVOLUTION, par Richard Wagner.


N° ISBN : 978-2-9531176-8-4
10 €

Il aura fallu une petite semaine, à l'occasion de l'insurrection de Dresde en mai 1849, pour que Richard Wagner, dont la carrière de compositeur officiel commençait juste à décoller, envoie promener ses ambitions et se jette à corps perdu dans la bataille révolutionnaire. Les amis qu'il côtoie alors sur les barricades s'appellent Bakounine ou August Röckel. Mais contrairement à ces derniers, qui seront capturés et condamnés à mort, Wagner parvient à fuir après la défaite, traqué par toutes les polices d'Allemagne. Avant, pendant et après l'échec de la révolution saxonne, sa pensée politique, parfois radicale quoique souvent confuse et sinueuse, se sera exprimée dans un nombre considérable d'articles et de pamphlets aujourd'hui largement oubliés dont L'Art et la Révolution (1849) constitue certainement l'un des exemples les plus aboutis. Wagner y prononce - au nom d'un Art idéal, social et unificateur tout droit issu de la Grèce antique - une sentence de mort implacable contre la société bourgeoise, sa division du travail, son amour de l'Argent corrupteur et sa repoussante médiocrité. Étrange destinée que celle de cet homme, promu des décennies plus tard l'idole absolue d'une oligarchie tellement exécrée, sinon l'inspirateur direct de sa fraction la plus réactionnaire et obscurantiste. C'est cette contradiction vivante, exceptionnelle, au sein d'une même trajectoire artistique, qui se trouve aujourd'hui présentée au lecteur.  

 
EMEUTIA EROTIKA, par Lilith Jaywalker.
 
 

12x21cm - n°ISBN : 978-2-9531176-7-7 - 106 pages - 10
Sortie officielle : 25 juillet 2013.  


Le désir ouvre en nous - toujours - les mêmes chemins de feu.
Frottements, chaleur, pointes de flammes légères, combustion généralisée.
L’incendie lèche les corps comme il lèche les forêts profondes.
L’émeute embrase une foule comme deux amants s’allument, jetant en pleine lumière l’énergie qui les ronge.
Mais que la luxure s’invite au cœur même de l’émeute, le feu, alors, échappe à tout contrôle…

Lilith Jaywalker, enfant d’un Paris révolu, où la curiosité des petites filles éternelles trouvait encore à se satisfaire, a persisté, en grandissant, dans la paraphilie sociale et politique.
Ses préférences pour l’étrange, la révolte, le dérèglement en général, n'ont cessé de lui offrir, au cours de sa vie, de singulières rencontres et expériences.
Le recueil de nouvelles Emeutia Erotika est son premier livre.
Du cul d’ultra-gauche, en quelque sorte.
Par une libertine très adroite.



CHUCHO EL ROTO, dandy d'honneur, par un anonyme mexicain.
 


12 x 21cm - n°ISBN : 978-2-9531176-6-0.
187 pages - 10 €.

Jesús Arriaga, dit Chucho el Roto (1834 ?-1885) demeure probablement aujourd’hui, aux yeux des Mexicains, le bandit le plus célèbre et le plus emblématique ayant jamais écumé leur pays. La série contant son incroyable épopée fut à partir de la fin des années 1960 l’un des plus grands succès de la télévision nationale. Des pièces de théâtre, des films lui ont également été consacrés, certains peu après sa mort tragique dans l’une des plus ignobles prisons du monde, véritable Alcatraz mexicain : le bagne de San Juan de Ulua, où ce roi de l’évasion connut l’Enfer, et qui aura vu défiler tant d’autres réfractaires au régime de Porfirio Diaz. Mais qui était vraiment ce personnage de légende ? Peut-on reconstituer, par bribes, l’histoire authentique de ce charpentier misérable devenu hors-la-loi, et dont les Mexicains se plaisent à douter, aujourd’hui encore - comme pour Zapata - qu’il soit bien mort et enterré ? Ses biographies écrites, quasiment inexistantes, laissent la part belle au cinéma et aux chansons populaires. Celle présentée ici, éditée anonymement en 1916 et republiée depuis à maintes reprises, a fait rêver des générations de lecteurs. Elle n’avait jamais été traduite en Français. Écrit au cœur des tourmentes de la Révolution, l’ouvrage y jette un regard nostalgique sur l’âge d’or d’un banditisme - presque un dandysme - d’honneur, effondré depuis sous le poids sanglant de l’Histoire. De sorte que la comparaison avec un autre outlaw mythique : Francisco « Pancho » Villa s’impose nécessairement. Pancho choisit la Révolution. Chucho en reste à la révolte. Une révolte pure, et noble, comme l’indique le sous-titre original : braquages et vols, certes, mais sans excès de violence. Révolte contre le pouvoir des riches, contre leur corruption, politique et morale. Révolte contre le monde de l’argent, et toute cette litanie de bassesses qu’il représentera toujours, ici comme ailleurs.



HENRIETTE ET LE BONHOMME-BOBINE, par Laurent Diox

12 x 21 cm - N° ISBN : 978 - 2 - 9531176 - 5 - 3
523 pages - Prix : 15
Sortie : 29 mai 2011




De nos jours, à Paris et Montreuil, un jeune révolté s'étant découvert d'incroyables super-pouvoirs, se lance aussitôt, avec une poignée de camarades, dans une guerre sociale totale.
Sur ce chemin chaotique, éveillant le spectre allié d'insurrections passées, croisant moult monstres et créatures étranges, s'affrontant sans répit à des adversaires déchaînés, certain(e)s feront aussi leur propre éducation sentimentale.
Oeuvre touffue, inspirée, délirante, Henriette et le Bonhomme-Bobine fut portée durant des années, au gré de ses dérives et pérégrinations, en l'esprit de Laurent Diox, dont c'est là le premier livre. Pour l'occasion, et selon le mot de Giono, son cerveau aura assurément pris les dimensions de l'Univers. 

     Extrait : « Une tabula rasa perpétuelle que cet espace ! En ce sens qu’il se construit, se reconstruit toujours. Une espèce de bibliothèque-univers où les livres s’écrivent eux-mêmes, une forêt vierge qui se transforme en désert et vice versa. Derrière tout ça, il est pour moi (et je pense pour tout le monde) un territoire où le refus d’être chef et d’être dominé constitue la seule règle. »


DYNAMITE ! un siècle de violence de classe en Amérique, par Louis Adamic

480 pages – N°ISBN : 978-2-9531176-4-6 – Prix : 15 € - Sortie : Octobre 2010



Louis Adamic, immigré yougoslave ayant pris part, au début du vingtième siècle, à tous les combats de classe du prolétariat nord-américain, raconte de l'intérieur les stratégies de violence du patronat, et de riposte des ouvriers, syndiqués ou non, qui lui firent face à différentes époques. Des Molly Maguires irlandais à la fondation de l'IWW, du martyre des anarchistes de Chicago au règne des gangsters de l'AFL, Dynamite ! raconte comment, à la répression capitaliste impitoyable de toutes les tentatives d'améliorer - un tant soit peu - une condition de misère, le prolétariat finit par opposer une brutalité conséquente, à la fois spontanée et consciente, cristallisant parfois en terrorisme, et aboutissant notamment à la naissance du crime organisé (le « syndicat du crime ») aux États-Unis.  Sorti aux USA pour la première fois en 1931, jamais publié intégralement en France, ce classique des classiques de l'Histoire sociale américaine, encensé en son temps par Manchette - après bien d'autres - fait ici l'objet  d'une traduction inédite, agrémentée d'un abondant corpus de notes, d'indications biographiques et chronologiques de première utilité.


Cinq, de Guénaël Visentini

Nombre de pages : 112 - Format : 12 x 21 cm - Prix : 10 euros
N° ISBN : 978-2-9531176-3-9



Le plus moderne – aussi le plus archaïque – des Totems réglant, implacables, la vie des hommes : tel est le Chiffre, héros véritable, mystérieux et terrible, de ce recueil de trois nouvelles, premier ouvrage de Guénaël VISENTINI.
On suivra ici le destin d’un ancien homme d’argent, bourgeois devenu résistant, et ayant pour l’heure semblablement vécu de ruptures et de choix décisifs, un mathématicien fiévreux s’affrontant à ses hôtes sur la question du Beau, lors d’un Banquet retentissant, le souvenir terrifiant de vivisecteurs humains au service du Progrès, un aventurier moderne – enfin – réveillant par sa seule arrivée au cœur d’une vallée perdue et oubliée, une sauvagerie des plus lointaines, soudain en phase avec l’Histoire…
Cinq frappe d’emblée par la résonance inhabituelle de son écriture, l’impression singulière, et mêlée, qui s’en dégage, à la fois d’une parfaite maîtrise et d’une délicate nostalgie. Sa violence troublante, sa douceur d’étrangeté et d’inquiétude, la tension s’y manifestant toujours entre grâce, chute et nécessité concourent à faire de ce livre un petit chef d’œuvre, et de sa publication, un évènement.

Extrait : « Il avait chaud, « froid c’était une manière de sentir tout à l’heure. Ou bien le vin. Des mots, enchaînés comme des perles, de frêles diamants sur fils d’or. Ce doigt, que voulait-il ? La fin. 00. Tout de suite. Ce serait, bien dit, mieux dit : il vit ce doigt brandi sur sa vie, elle avait été de quoi ?, et pourtant ils furent là…petit Kekkonen. Viele, hanté par ces voix, tout retourné par ce long songe au chiffre inconnu avait été débusqué, coupable. »


Le Bourgeois mis en pièces, par Villiers de l'Isle-Adam



Que se cache-t-il vraiment derrière le bourgeois, cette figure politique et psychologique à première vue transparente, incolore et sans saveur ? D’inquiétants secrets mériteraient-ils de se voir divulgués, liés à la genèse de cette classe sociale étrange, finalement parvenue au pouvoir total, et à l’emprise complète sur l’ensemble du monde moderne ?
Pour le savoir, quoi de mieux que d’écouter ce que disait - voilà plus d’un siècle – celui qui, au plan littéraire, fut certainement dudit Bourgeois l’un des ennemis les plus acharnés, et talentueux : l’immense poète Villiers de l’Isle-Adam (1838-1889) dont les contes ici rassemblés, légers, irrésistibles de drôlerie et de fiel, contribueront certainement à l’édification, sur cette douloureuse question scientifique, du plus large des publics ?

12 x 21 cm – N°ISBN : 978-2-9531176-2-2 – 90 pages – Prix : 7€

Extrait : « Pendant que j’écoutais, ravi, le bruit céleste d’un baiser, les deux anges se sont enfuis ; l’écho attardé des ruines vaguement répétait : « De l’argent ! Un peu d’argent ! »



Tableau de Paris sous la Commune, de Villiers de l'Isle-Adam



Comment un aristocrate catholique bascule brusquement dans le camp de la Révolution et, promeneur émerveillé, décrit le Paris communard, devenu capitale de tous les possibles. Ce texte rare, dont la dernière édition remonte à plus de vingt ans, permet de visiter de belle manière la vie et l’imaginaire de Villiers de l’Isle-Adam, l’un des écrivains français les plus méconnus, et précieux.


12 x 21 cm – N° ISBN : 978-2-9531176-1-5 –
108 pages - Prix : 6 €

Extrait : « Paris a survécu. Le soleil brille sur la Révolte. L’indomptable Liberté s’est relevée, chancelante mais appuyée sur tous ses drapeaux rouges. »


Petites Insécurités, d'Alassane Fingerweig



Huit nouvelles, huit histoires sèches, troubles et glaçantes.
Les dessous sordides, et la signification réelle d’un combat de boxe perdu d’avance, l’échec cruel d’un séducteur méthodique, les déconvenues d’un gendarme mobile, ou d’un couple de vigiles, brutalement confrontés à une violence inimaginable…
Huit angoisses s’abattant, chacune à sa façon, sur des victimes que tout semblait éloigner.
Huit petites insécurités révélant, au-delà des apparences, une même vérité : l’absurdité d’espérer – sans parler de la promettre aux hommes – la fin prochaine de l’inquiétude universelle…

Après La boucherie est une science exacte, premier roman remarqué, armé du même humour grinçant et désespéré, Alassane Fingerweig fait ici justice, avec une méchanceté et un détachement jubilatoires, de l’obsession sécuritaire moderne, et de ses prétentions intégrales.

12 x 21 cm – N°ISBN : 978-2-9531176-0-8
196 pages – 10 €

Extrait : « Sur le casque transparent des policiers, groupés là-bas en masse compacte, derrière la grille, la lune s’invitait aussi, disant en cette lumière l’anormal de la chose, révélant sa violence, détruisant ce qui pût subsister encore de ses prétentions secrètes. »